Corinne Vera Alexandre
Psychanalyste Psychothérapeute
Psychanalyse Intégrative Humaniste
Hypno-analyste Sexologie clinique EMDR Hypnose
Psychosomatique Transgénérationnel Supervisions
Cabinets Avignon - Bollène & en ligne

En ligne

07 82 56 24 11

 

Je vous propose des séances par téléphone ou par Skype. 

Nous pourrons voir ensemble ce qu'il vous convient le mieux.

Lors de nos rdv, je vous demande de veiller  vous trouver dans une endroit tranquille et calme.

C'est un moment pour vous.

Le règlement des consultations en ligne s'effectue à l'avance par Paypal ou par virement bancaire.

 

 

Les consultations en ligne peuvent se faire de façon ponctuelle ou régulière.

 

 

MA METHODE DE TRAVAIL EN LIGNE

 

Les techniques abordées en premier temps de suivi relèvent systématiquement de la thérapie brève, visant à travailler sur un comportement ou des émotions (association de la psychanalyse et des techniques thérapeutiques comportementales TCC). Les premiers pas dans un cabinet relèvent très souvent d une angoisse et d un conflit coûteux en énergie. Il s agit de « redonner des forces » et éviter un effondrement. Nous y travaillons le symptôme qui est le motif conscient de votre demande de consultation et ce qui vous pousse à consulter ( conflit, angoisse, sommeil, toc, phobie etc) en association avec un travail d analyse abordant la partie inconsciente. 

La première séance est une séance importante d analyse préalable et nécessaire aux séances suivantes en hypnose ou Emdr.        

L'hypnose est possible à distance.

L'EMDR ne sera pas possible avec les mouvements des yeux mais sera ciblée sur la partie retraitement de l'information (le souvenir et l'émotion) en conversationnel. C'est ainsi que je pratique aussi en cabinet.                                             

La psychanalyse est une méthode différence, il s agit avant tout d une thérapie plus longue qui vise à comprendre et se comprendre.                              

Après un premier travail en thérapie brève, nous pouvons envisager une continuité de suivi en psychanalyse, sur le divan ou en face à face.                                                                                                  

 

Bien entendu, les personnes souhaitant un travail sur soi peuvent suivre directement une analyse en face à face et un peu plus tard sur le divan.

C est le cas pour les supervisions notamment, dans ce cas il s agit d une « analyse didactique ».

 

 

Vers un réaménagement des pratiques

Au niveau psychologique, pouvoir répondre aux appels face à la détresse est indispensable pour enrayer rapidement les crises d'angoisses, éviter des décompensations lourdes de conséquences, contenir la multiplication de troubles psychiques importants.

Certains d'entre vous auront peut-être des réticences pour des consultations plus traditionnelles, d'autres des impossibilités géographiques ou ne peuvent pas se déplacer.

La société moderne et le rapport à l'écran dans nos quotidiens nous amène à un réaménagement des pratiques en psychothérapie, tant pour le patient que pour le psy. Intégrer les écrans dans les thérapies est à la fois utile, pratique et surtout permet de valoriser la parole.

C'est aussi une technique très efficace pour travailler le lien.

Le cadre déontologique important en psychanalyse est renforcé avec la question de l'image et de son utilisation. la question du transfert, à la base de la psychanalyse, n'est pas impactée par la distance.

 

La relation thérapeutique et la distance

Plus que jamais le transfert et le contre transfert sont mis à l'épreuve. Qu'en est il de l identification via le tiers de l écran ou en l'absence de l image lors d'une consultation par téléphone ? La fonction projective passe t elle encore plus par l imaginaire que par le regard dans sa pulsion scopique? Ce hors champs visuel lorsque l image n est pas là n’est il pas en fin de compte une ouverture et une difficulté moindre pour passer le cap d’une thérapie difficile en face à face. La distance et la présence sont plus que jamais à questionner.

La consultation en ligne est une nouveauté et un challenge pour beaucoup, parfois un blocage.

Sublimation ou impasse ? Ouverture du champs des possibles en tout cas à saisir comme une possibilité de mieux se découvrir, tant du côté du psy que du patient. Une naissance en somme.

La psychanalyse a toujours permis un chemin vers une ouverture, celle du champ des possibles pour dépasser le conflit, pour se rapprocher de soi, afin que, par la créativité, chacun puisse trouver des voies de sublimation vers un mieux-être.

La consultation en ligne ne remet pas en cause la « relation ». Bien au contraire, elle est au centre du débat.

Il s'agit bien d'établir un mode relationnel thérapeutique différent pour qu'il perdure et cela n'exclut en rien la relation thérapeutique et la relation d'aide, laquelle doit être cependant révisée, dans le fond, à distance, et la forme. Plus que jamais la distinction entre distance et séparation doit être éclaircie.

Enfin, la relation d'aide n'est pas une relation classique et si on la crée il faut être responsable de ce que nous mettons en place : savoir la faire mais aussi défaire ainsi que la poser dans le cadre thérapeutique le plus proche de ce que nous pouvons faire en situation normale est absolument nécessaire.

 

REFLEXION SUR "QU'EST CE QUE VOIR EN PSYCHANLALYSE".

LA QUESTION DU REGARD

"Voir est une grande question en psychanalyse. Le regard est complexe tout comme l’image est complexe, composée de réel, de symbolique et d’imaginaire. Il y a une part d’invisible, une coupure dira Lacan, autant entre ce que nous voyons et ce que nous nous voyons pas, et ce qui est. La perception fausse bien des choses. Le regard, supporté par l’affect, ne peut être que tromperie, voire une imposture qui cherche à tirer bénéfice du manque. Cette tromperie est sans doute nécessaire pour ne pas être confronté au réel c’est-à-dire le manque, hors de toute chaine signifiante. Il y a toujours ce moment de surprise quand on ouvre les yeux, quand « ça » saute aux yeux. Ça prend le corps aussi. Une sorte de stupeur d’être finalement face à sa castration.

Il y a beaucoup de choses que l’on ne voit pas, que l’on n’a pas envie de voir, que l’on ne veut pas voir, qu’on est pas prêt à voir.

Il y a une grande puissance dans l’action de voir, autant que de ne pas voir. La vision est une pulsion appelée pulsion scopique qui se nourrit dans l’imaginaire. La rencontre de la pulsion scopique avec la pulsion épistémologique (liée au savoir) est intéressante. Comprendre ce que l’on voit, dépasser le scopique, ouvrir les yeux, est le cheminement des yeux en psychanalyse.

Je me suis intéressée au jeu de la ficelle en systémie qui permet de voir l’invisible et de saisir cet instant précis de la vision.

 

Le jeu de la ficelle systémique permet de comprendre comment fonctionne un groupe dans ses inter-relations et les inter-responsabilité entre chaque personne du groupe et ce au niveau alimentaire, le thème du jeu autour de nos assiettes.

C’est un outil ludique, participatif et éducatif. Il s’agit de mettre en avant notre interdépendance et donc notre responsabilité commune dans les interactions et d’ouvrir les yeux sur le monde dans lequel nous vivons.

En systémie chaque élément fait partie d’un tout et pointe les liens entre le tot et les parties et réciproquement.

Ce jeu questionne notre façon de voir les choses et permet de revisiter nos croyances.

Il s’agit de renouer les solidarités entre l’assiette, l’environnement et l’économie. Depuis nos assiettes, nous sommes des acteurs de ce système, acteurs au sens d’actifs.

Chaque participant reçoit une question, en lien avec l’alimentaire. Un premier participant expose sa question au reste du groupe. Sa réponse peut être commentée, argumentée. Puis ceux qui pensent que la question qu’ils détiennent à un lien avec la question évoquée lèvent la main, concrétisent le lien entre les questions avec la ficelle qu’ils tiennent sans la lâcher et ainsi de suite les sujets se relient en déroulant la bobine, symbole des enjeux mobilisés par la question. La ficelle suit le fil des échanges et relie les participants.

Il permet de faire des liens avec les différents acteurs et de les rendre visibles par la ficelle. En fin de compte, la ficelle symbolise ce qui ne se voit pas mais qui existe au-delà de l’absence du regard.

Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas les choses qu’elles n’existent pas.

Le jeu de la ficelle est révélateur du fait que ce n’est pas parce que les choses sont à distance et qu’on ne les voient pas qu’elles n’existent pas et qu’elles ne nous concernent pas non plus.

Si on parle du jeu de la bobine à un psychanalyste il pensera à (il verra) la bobine de Freud. On voit vraiment ce que l’on perçoit de son petit monde.

Il y a des similitudes dans les ficelles. Comme le jeu du « for da » freudien, la bobine systémique permet de prendre compte de la réalité grâce à l’expérience, de dépasser l’illusion du fantasme, de réaliser la présence en l’absence. L’assiette systémique est remplacée par la mère freudienne, à y penser nous pourrions même unir les deux notions par de la ficelle.

Le jeu du for da, (for = loin, dà = là) chez Freud, évoque l’observation du plaisir que prenait son petit-fils que de jeter au loin une bobine retenue par du fil et de la ramener et ainsi de suite. De passif au départ quand la bobine s’éloigne, l’ enfant devient acteur par la suite en ramenant la bobine à soi, tout comme le participant va prendre plaisir à découvrir qu’il est acteur d’un système dans lequel il se sentait isolé et impuissant.

Nous pouvons aussi noter la notion du plaisir de la répétition de cette pulsion scopique, de mains levées end mains levées entre les participants et de bobine qui revient vers l’enfant en boucle. Voir est jouissif, surtout lorsqu’on ne voyait rien avant.

Les deux jeux évoquent aussi l’importance du parler, du langage. Le petit-fils de Freud dit « For » quand la bobine part et « Da » quand il la ramène à soi et les participants parlent aussi de leurs impressions. L’articulation langagière contribue à la prise de conscience des liens et de la permanence, hors champs de vision et verbalise les émotions.

A qui ou quoi pourriez-vous relier votre bobine? Depuis votre balcon, qui ou quoi y a-t-il au bout de votre bobine, « For », que vous ne voyez pas mais qui existe, « Da ». De quel projet êtes-vous l’acteur, même sans le voir ? Familial, professionnel, amical etc… ? En quoi votre action est-elle reliée à une autre et aura-t-elle des répercussion sur une autre, même invisible à l’œil nu ?

Je pense à nos échanges sur Facebook, nos partages sont aussi cette ficelle, je ne vous vois pas mais je sais que vous êtes là, votre message me fait me questionner, me touche d’une façon où d’une autre.

Peut-être avez-vous vécu l’expérience d’un retour d’une personne ou d’un objet que vous pensiez perdu à jamais. Un ex? Un trousseau de clés que vous pensiez perdu? Votre corps a été le marqueur de cette surprise, bonne ou mauvaise d’ailleurs. Peut-être aussi auriez-vous préféré ne jamais ramener votre bobine? Peut-être aussi que votre fil vous relie à une situation dont vous êtes l’un des acteurs avec d’autres acteurs, même depuis chez vous sans sortir. A quoi ce fil vous ramène t-il? Qu’allez vous faire de ce fil, de votre pierre à l’édifice? Voyez-vous ce fil ?

Absence, présence, inter-dépendance, responsabilité, nous sommes tous acteur au bout de ce fil, responsables à la fois de le tenir mais aussi de le prendre"

© C. Vera 
 

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